mercredi 13 février 2013

L'Union Douanière Russie-Kazakhstan-Biélorussie devient un levier économique efficace

 
Nombreux sont les de pays qui considèrent l'Union Douanière (UD) de la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie comme un "poids plume". En tenant compte des nouveaux tarifs douaniers de ce "trio", cette zone est devenue beaucoup plus attrayanteCette organisation d'intégration a été mise en place en un temps record. Tirant les leçons de l'UE et suivant ses pas, elle se développe avec un énorme succès.

Ainsi, cette organisation d'intégration a été créée en presque un an. Elle a d'abord été perçue par les sceptiques comme une organisation de plus, qui de facto ne sera pas en mesure d'influencer la situation actuelle dans les domaines politique, ni économique. Pendant les premières années de son existence (le "trio" a annoncé officiellement le lancement de l'UD le 1er Janvier 2010), cette union a non seulement donné un nouvel élan au développement des pays participants, mais au niveau mondial, elle a permis de positionner la région comme un pont entre l'Europe et l'Asie-Pacifique, par exemple, en développant des systèmes de transport de la Chine à l'Europe capables de diviser les temps de transport de marchandises par au moins 4.

Avec une population de 170 millions d'habitants, le marché de l'UD a principalement un intérêt  pour ses ressources naturelles. La reconnaissance internationale de la Russie comme superpuissance de l'énergie est emblématiqueUne alliance avec un pays qui possède les plus grandes réserves mondiales de gaz naturel, la deuxième production de pétrole et la huitième réserves de charbon, promet beaucoup d'avantages pour les pays partenaires.
 
Le Kazakhstan possède également un potentiel enviable 3,2 % des réserves mondiales prouvées de pétrole et dans la catégorie des énergies, ce pays d'Asie centrale dispose d'une des plus grandes réserves de gaz naturel, de charbon et d'uranium.

Les principes communs de l'UD donnent des conditions optimales pour la création et le développement de grandes joint ventures dans tous les domaines. Par exemple, dans le secteur de l'énergie, il a été signé un accord pour la vente de 50% de "Beltransgaz"à la société russe «Gazprom». Cette entreprise russe, en situation de monopole, a non seulement acheté une première moitié des actions de "Beltransgaz" pour cinq milliards d'USD en 2006montant qui est supérieur à leur valeur de marché, mais aussi ajouté 2,5 milliards d'USD pour le compte du gouvernement biélorusse pour l'achat de la seconde moitié d'actions en 2011Suite à cet accord, il y eut une augmentation du transport de gaz russe transitant par la Biélorussie vers l'UE pour le porter à 4 milliards de mètres cubes en 2012, soit pour un montant record de 35,3 milliards d'euros.

Une coopération active entre les pays se manifeste aussi dans le secteur financier. L'un des exemples les plus frappants est la fourniture à la Blorussie, d'un prêt à taux bonifié de la «Sberbank de Russie» et de la Banque Eurasienne de Développement, pour un montant d'un milliard de dollars.

L'organisation promeut la libre circulation des capitaux, du travail et de l'investissement. À cet égard, l'union des trois pays dont les économies sont complémentaires, a provoqué un grand intérêt de la part des États dont la participation n'était pas prévue au moment de la création de l'UD.

En Juillet 2010, le Président Bashar Assad a déclaré s'intéresser à la possibilité de faire accéder la Syrie à la zone de libre-échange entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan. Le Vietnam a manifesté un grand intérêt. Un accord de libre-échange pourrait être signé entre l'UD et la Nouvelle-Zélande. Cependant, cette liste ne comprend pas États de l'ex-URSS, dont les dirigeants ont régulièrement ajourné la question de l'entrée dans l'Union du Kazakhstan, de la Russie et de la Biélorussie (y compris le Kirghizistan, Ukraine, Ouzbékistan, Tadjikistan et l'Arménie).

Le potentiel énergétique du «trio» n'est pas mis en doute. Un rôle significatif d'intégration a été donné à un modèle financier qui peut être utilisé comme une base pour l'interaction de ces pays. Pendant qu'au plus haut niveau politique, il est envisagé la création de la monnaie unique (le président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev a proposé de l'appeler euras), les experts estiment que le potentiel d'attractivité pour les investissements a augmenté considérablement.

La suppression des barrières douanières et par conséquent la diminution des coûts des entreprises, a conduit à stimuler le commerce entre le «trio» des pays de l'UD, dont le volume augmente chaque année.

Grâce à l'adoption de dispositions communes, les coûts des services ferroviaires ont diminué. En outre, il est maintenant activement discuté de la création de la Société des Transports et de la Logistique Unifiée (STLU) opérant dans le domaine du transport ferroviaire. La valeur créée par cette entreprise de logistique sera d'environ 2 à 2,25 milliards de dollars US.

Ces résultats, obtenus simplement en trois ans d'existence de l'UDsont largement devenus possibles grâce à des efforts coordonnés et à l'introduction des meilleures pratiques des organisations d'intégration existantes. Il a fallu à l'Europe, 40 ans pour créer une telle union qui aujourd'hui, comprend 400 millions de personnes. L'Union Douanière tient compte de l'expérience de l'UE et d'autres organisations régionales dans le but d'éviter les erreurs et de tenir compte des points positifs.

En outre, contrairement à l'UE, les pays de l'Union Douanière sont liés par un passé commun. Tous trois sont issus de l'Union soviétique, et ont donc des racines historiques communes, une langue commune et ce qui est primordial, un cheminement de pensée analogue, ainsi que les mêmes problèmes à régler, qu'aucun d'eux n'a encore réussi à surmonter en plus de 20 années d'indépendance.

Des ressources naturelles abondantes, un fort potentiel humain et leur intégration permettront aux pays de l'Espace Economique Eurasienne (EEE) de rendre leurs investissements compétitifscomparés aux autres acteurs-clés et structures régionales, notamment l'Union européenne, les Etats-Unis, la Chine et l'Asie-Pacific Economic Cooperation (APEC).

Le scénario immuable du psychodrame nord-coréen

Le scénario semble immuable: la Corée du Nord effectue un essai nucléaire, déclenche un concert de condamnations internationales et incite l'Onu à lui imposer de nouvelles sanctions somme toute modestes. Washington exprime l'espoir que la Chine finira par ramener au pas cet allié effronté. Puis rien ne se passe.

Le monde a déjà vu ce film en 2006 et 2009, et le troisième épisode, qui a débuté dans la nuit de lundi à mardi avec un nouveau test nord-coréen, aura probablement un air de déjà-vu.

Pékin n'a jamais soutenu de lourdes sanctions contre la Corée du Nord, craignant des troubles dans ce pays imprévisible avec lequel la République populaire partage sa frontière nord-est. Et la nouvelle stratégie américaine du "pivot", consistant à se tourner vers l'Asie-Pacifique, devrait encore moins inciter la Chine à s'aligner sur la position de Washington, d'autant que Pyongyang ne se prive pas d'exploiter le haut niveau de méfiance caractérisant les relations sino-américaines.

"Plus les Etats-Unis rééquilibrent leurs forces vers le Pacifique Ouest, plus la Chine lâchera du lest dans sa relation avec la Corée du Nord", estime Shen Dingli, spécialiste des questions de sécurité régionale à l'université Fudan de Shanghai.

La première réaction chinoise à l'essai nucléaire - Pékin s'est déclaré "fortement mécontent et résolument opposé" à l'initiative nord-coréenne - laisse entendre que la nouvelle direction chinoise nommée à l'automne dernier ne réprimera pas plus sévèrement son voisin isolé, avec lequel ses échanges commerciaux sont en hausse.

Les commentaires officiels chinois restent mesurés lorsqu'on les compare aux mises en garde qui ont précédé l'explosion, relayées par certains médias d'Etat et suggérant par exemple la suppression de certaines aides.

DOS AU MUR

Les connaisseurs de la politique étrangère chinoise soulignent que les priorités de la Chine diffèrent de celles des Etats-Unis ou de leurs alliés asiatiques, Japon et Corée du Sud. L'instabilité à la frontière est pour Pékin une source d'inquiétude bien plus grande que le problème nucléaire.

"La Chine s'est toujours inquiétée de voir la Corée du Nord s'effondrer du jour au lendemain", relève Zhu Feng, professeur de relations internationales à l'université de Pékin. "Il pourrait y avoir un afflux de réfugiés, une guerre civile, des confrontations militaires. C'est pour cela que la Chine hésite."

Depuis la grande famine du milieu des années 1990 qui a tué plus d'un million de Nord-Coréens, la Chine fournit à Pyongyang une aide en aliments et en carburant dont on ignore l'ampleur. Et elle a récemment augmenté ses échanges et investissements.

Le commerce entre les deux pays a bondi de 24,7% sur un an, à 3,1 milliards de dollars, au premier semestre 2012. En 2011, les échanges annuels avaient déjà totalisé 5,7 milliards de dollars, soit une hausse de 62,4% par rapport à 2010.

On estime aussi que Pékin a une conception généreuse - en faveur de Pyongyang - de ce qui définit les "biens de luxe" que l'Onu interdit d'exporter vers la République démocratique populaire de Corée (RDPC).

"Pékin ne va pas mettre Pyongyang le dos au mur. Parce qu'il ne veut pas une guerre et ne veut pas modifier le statu quo dans un sens favorable aux Etats-Unis", résume Stephanie Kleine-Ahlbrandt, directrice pour l'Asie du Nord-Est de l'International Crisis Group.

VISER LES BANQUES ?

D'autant que la décision de Barack Obama de recentrer la stratégie américaine vers l'Asie, après une décennie de guerre dans le monde musulman, est considérée par Pékin comme une menace.

Pour inciter la Chine à se montrer plus ferme envers la Corée du Nord, George Lopez, ancien membre du panel d'experts des Nations unies sur les sanctions contre Pyongyang, estime que les Etats-Unis devraient invoquer le spectre d'un armement nucléaire du Japon et de la Corée du Sud, ou d'un renforcement de leurs alliances militaires avec Washington.

Selon lui, le message devrait être: "Il faut traiter avec nous et créer un cadre de relations bilatérales avec des objectifs communs, sinon on ne maîtrisera plus rien."

George Lopez et d'autres experts évoquent aussi la possibilité pour les Américains de s'appuyer sur les lois existantes pour contraindre Pékin à une surveillance accrue des transactions financières avec la Corée du Nord.

En 2005, des sanctions du département américain du Trésor visant Banco Delta Asia, une petite banque basée dans l'enclave chinoise de Macao, pour blanchiment d'argent et trafic de fausse monnaie, avaient provoqué de gros problèmes financiers en Corée du Nord et effrayé les banques chinoises qui redoutaient d'être exclues du système financier américain.

Dans son discours sur l'état de l'Union, le président Barack Obama a estimé mardi que les Etats-Unis devaient prendre l'initiative pour répondre aux menaces nord-coréennes. Il n'a pas fait allusion à un rôle éventuel de la Chine.

"Les provocations telles que celle à laquelle nous avons assisté la nuit dernière vont uniquement contribuer à isoler davantage (la Corée du Nord) car nous restons aux côtés de nos alliés, nous renforçons notre propre système de défense antimissile et nous sommes à la tête des efforts internationaux pour entreprendre une action ferme face à ces menaces", a-t-il dit.

Par Paul Eckert et Michael Martina. Publié sur http://tempsreel.nouvelobs.com le 13/02/2013
Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Marc Angrand

lundi 11 février 2013

Russie : seize morts dans l'explosion d'une mine du Grand Nord

 
Drame dans une mine de charbon en Russie. Au moins 16 mineurs ont été tués par une explosion de méthane lundi, à 6h28 (7h28 heure de Paris), selon le dernier bilan du ministère russe des Situations d'urgence. La mine Vorkoutinskaïa est situé dans la république des Komis (Grand Nord russe).

Le sort de deux mineurs reste inconnu, a ajouté le ministère, cité par l'agence de presse Itar-Tass.
Un précédent bilan faisait état de dix morts et trois blessés.

 
Au moment de l'explosion, 259 mineurs se trouvaient dans la mine, selon le ministère.

Medvedev a demandé une enquête

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a demandé une enquête approfondie sur ce drame, et chargé le gouvernement de s'occuper de l'aide apportée aux familles des victimes, dans une déclaration retransmise à la télévision publique.

Un groupe d'enquêteurs a été dépêché sur les lieux, a indiqué le comité d'enquête de la région des Komis, cité par l'agence Interfax.

La mine Vorkoutinskaïa fait partie du complexe minier Vorkoutaougol, composé de cinq mines. Mis en exploitation en 1973, le complexe a une capacité de production de 1,8 million de tonnes de charbon par an. 
 
Le 11/02/2013 sur www.leparisien.com
 

Pèlerinage tragique en Inde : des témoins accusent la violence policière

Le plus grand rassemblement religieux au monde est endeuillé. Au moins 36 personnes sont mortes dimanche soir en Inde, lors du pèlerinage de la Kumbh Mela. Le drame s'est produit à cause d'une bousculade, mais l'origine de celle-ci fait polémique. Selon les chemins de fer indiens, les balustrades d'un pont de la gare d'arrivée auraient cédé, mais des témoins accusent la police d'avoir créé la panique en chargeant la foule.

"Nous attendons ici depuis la nuit dernière, se plaint une Indienne. Les autorités n'ont rien prévu, rien organisé, et nous sommes restés assis sur la route pendant toute la nuit. Les forces de l'ordre sont là, mais elles ne font rien pour nous". Le pèlerinage de la Kumbh Mela n'a lieu que tous les douze ans. Dimanche, ils étaient 30 millions – un record – à se baigner à la confluence de trois fleuves sacrés, dont le Gange, pour se laver de leurs péchés, comme l'enseigne la religion hindoue.

Le 11/02/2013 sur http://fr.euronews.com   

 

Record d'importation d'or physique par la Chine au mois de Décembre 2012

La correction du cours de l'or en décembre ne semble pas avoir effrayé la Chine puisque le pays a importé sur la période un montant record d'or physique.

Comme tous les ans depuis trois ans, une augmentation de la marge nécessaire à l'acquisition et au maintien de positions sur les contrats-or a entrainé une liquidation de positions de la part d'investisseurs utilisant l'effet de levier pour spéculer sur l'or, et donc une correction des cours.

Même timing depuis trois ans, même effet sur le cours, mais qui n'empêche pas la continuation du marché haussier sur l'or depuis 12 ans.

La Chine a profité de cette correction pour faire l'acquisition de 114,4 tonnes d'or supplémentaires en décembre, un montant record qui représente plus que la totalité de l'or que possède la banque centrale de Grèce.

La Chine a donc importé le montant colossal de 834,5 tonnes d'or en 2012, le double de ce qu'elle avait importé en 2011 avec 431 tonnes d'or.

Ces chiffres proviennent de la Banque centrale de Chine, mais de nombreux observateurs la soupçonnent de ne pas communiquer le montant réel d'or détenu par le pays.

La Chine possède officiellement 1054 tonnes d'or mais dés 2009 un conseiller d'Etat chinois annonçait dans le China Youth Daily que l'objectif de la Chine était l'acquisition de 6000 tonnes d'or dans un délai de 3 à 5 ans, voire 10 000 tonnes à un horizon de 8 à 10 ans.

Cette accumulation d'or physique permettrait de rendre le Yuan convertible en or le jour où la Chine decidera d'imposer sa monnaie comme monnaie de réserve internationale.

Le comportement de la Chine est à suivre pour comprendre le marché de l'or.

La Chine est le premier producteur d'or au monde mais elle continue d'en accumuler massivement en absorbant la totalité de sa production interne et en intervenant directement sur les marchés internationaux pour en acquérir davantage.

La Chine semble s'adapter ou se préparer à une évolution du système monétaire international.

Par Fabrice Drouin-Ristori le 8 février 2013 sur www.24hgold 

jeudi 7 février 2013

Syrie: Moscou salue l'ouverture au dialogue de l'opposition

 
Moscou salue la disposition de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution syrienne à engager des négociations avec les représentants du gouvernement de Bachar el-Assad, a indiqué jeudi le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch.

"Nous saluons l'ouverture des structures d'opposition syriennes au dialogue avec le gouvernement", a déclaré le diplomate devant les journalistes à Moscou.

Et de rappeler que, début février, en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'était entretenu avec le chef de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution syrienne Ahmed Moaz al-Khatib qui s'était déclaré prêt à des contacts avec Damas.

Selon M.Loukachevitch, cette initiative a également été soutenue par le Forum démocratique syrien.

Le porte-parole a ajouté que Moscou poursuivrait de son côté ses contacts, tant avec les autorités qu'avec les principaux groupes d'opposition en Syrie.

Le conflit entre les autorités et l'opposition armée en Syrie se poursuit depuis mars 2011. Selon l'Onu, il a déjà emporté plus de 60.000 vies humaines.
 
Par http://fr.ria.ru le 07/02/2013

mardi 5 février 2013

Bachar el-Assad accuse Israël de vouloir "déstabiliser" la Syrie

 
Le président syrien Bachar el-Assad a accusé dimanche Israël de vouloir "déstabiliser" et "affaiblir" la Syrie, après le raid aérien israélien qui a visé mercredi des installations militaires près de Damas. L'attaque israélienne contre un complexe de recherche scientifique à Jomraya, dans la province de Damas, "dévoile le véritable rôle joué par Israël, en collaboration avec les forces étrangères ennemies et leurs agents sur le sol syrien, pour déstabiliser la Syrie et l'affaiblir", a déclaré Assad lors d'un entretien avec un haut responsable iranien, Saïd Jalili.
 
Le 03/02/2012 sur www.lepoint.fr