lundi 31 décembre 2012

Le Premier ministre japonais envisage de construire de nouveaux réacteurs nucléaires


En déplacement à la centrale de Fukushima, Shinzo Abe a justifié cette proposition par les inquiétudes pesant sur la production d'électricité, et a assuré que les nouveaux réacteurs seraient «différents».

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré envisager la construction de nouveaux réacteurs, cinq jours seulement après son entrée en fonction et malgré l'opposition d'une grande partie de la population au nucléaire depuis l'accident de Fukushima. Les principaux médias nippons ont relayé lundi des propos tenus par Abe dimanche sur la chaîne de télévision privée TBS, au lendemain de sa visite sur le site de la centrale Fukushima Daiichi, gravement endommagée après le tsunami du 11 mars 2011.

«Les nouveaux réacteurs seront différents de ceux construits il y a quarante ans, de ceux de Fukushima Daiichi qui ont entraîné la crise», a expliqué le chef du gouvernement, d'après un extrait cité par le quotidien Mainichi«Nous les construirons en expliquant au public à quel point ils sont différents, de façon à gagner sa compréhension», a souligné Shinzo Abe, selon le journal Nikkei rapportant une autre citation de la même interview télévisée.

Considéré comme plus favorable à l'énergie nucléaire que le gouvernement de centre-gauche sortant, le conservateur Shinzo Abe avait jusqu'à présent simplement fait savoir qu'il accepterait le redémarrage des réacteurs jugés sûrs par l'Autorité de régulation. Parmi les 50 réacteurs du Japon, 48 sont maintenus à l'arrêt en raison des nouvelles mesures de sécurité exigées depuis l'accident de Fukushima, la pire catastrophe du secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Quelque 160 000 personnes ont quitté la région contaminée dont une partie est devenue totalement inhabitable et le démantèlement des réacteurs endommagés devrait durer une quarantaine d'années. Dans l'interview à TBS, poursuivent les médias, Abe a souligné que seule la centrale Fukushima Daiichi avait été endommagée par le tsunami provoqué par un séisme de magnitude 9 au large des côtes nord-est du Japon, et que toutes les autres dans la région avaient résisté.

Se passer du nucléaire ?

Les conservateurs estiment, comme le lobby industriel, que le Japon ne peut pour l'heure se passer complètement d'énergie nucléaire. Depuis l'accident de Fukushima, l'archipel a nettement augmenté ses importations d'hydrocarbures pour compenser l'arrêt de la quasi-totalité des réacteurs. Battu aux élections législatives du 16 décembre qui ont vu le triomphe des conservateurs de Shinzo Abe, le gouvernement de centre-gauche sortant de Yoshihiko Noda avait promis pour sa part de sortir du nucléaire dans les années 2030. Des mouvements de gauche avaient même promis de cesser plus rapidement toute exploitation de l'énergie atomique.

Malgré l'hostilité de la majorité de la population au nucléaire depuis l'accident de Fukushima, le Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite) a triomphé le 16 décembre en dépit d'un discours beaucoup moins critique vis-à-vis de l'atome. «Le public semble s'inquiéter de la capacité du Japon à produire suffisamment d'électricité», a encore expliqué Shinzo Abe sur TBS, d'après des propos rapportés par le quotidien Yomiuri.

Pendant la campagne électorale, le PLD avait simplement promis de décider du redémarrage ou non de tous les réacteurs existants d'ici trois ans. «Les électeurs n'ont pas cru (les candidats) qui ont joué sur les mots en promettant d'"arrêter" l'énergie nucléaire ou d'en "sortir par le haut"», a ajouté le nouveau Premier ministre. Des voix critiques jugent toutefois que le PLD porte une part de responsabilité dans la catastrophe de Fukushima. Elles estiment en effet que ce mouvement, au pouvoir quasiment sans interruption de la fin des années 1950 à 2009, a fermé les yeux sur des failles dans la sécurité de certaines centrales nucléaires, notamment sur la nature éventuellement sismique des zones où elles ont été construites.

Sur www.liberation.fr le 31/12/2012

mardi 18 décembre 2012

Mesures linguistiques au Kirghizistan et au Kazakhstan

Le Parlement kirghiz a adopté, le 14 décembre, une loi sanctionnant les fonctionnaires par des amendes pour "non-connaissance de la langue kirghize" (langue d'Etat) et emploi de la langue russe (langue officielle au Kirghizistan couramment parlée par la majorité des Kirghizes). "Sont passibles d'amende le Premier ministre, les présidents du Parlement, de la Cour suprême et de la Chambre constitutionnelle, ainsi que les ministres et leurs adjoints, les gouverneurs, les maires, les présidents des conseils régionaux", détaille le site russe Centrasia.ru.

Le montant de l'amende varie en fonction du grade des fonctionnaires – de 5 000 à 50 000 soms kirghizes (de 80 à 800 euros) – et peut atteindre 1 600 euros pour une deuxième infraction.

Noursoultan Nazarbaev, président du Kazakhstan voisin, a annoncé le 14 décembre que son pays passerait de l'alphabet cyrillique à l'alphabet latin d'ici à 2025,"pour mieux développer la langue kazakhe", rapporte le site Kazakhstan Segodnia.
 

jeudi 13 décembre 2012

21ème anniversaire de l'indépendance du Kazakhstan

Neuvième plus grand pays du monde par sa superficie. Pratiquement l'ensemble du tableau périodique dans ses entrailles, le plus grand nombre de gisements d'uranium au monde, de pétrole et de gaz. Membre à part entière de l'Organisation des Nations Unies et d'autres organisations internationales faisant autorité, ayant assuré une présidence réussie de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (2010). Membre du Conseil des droits de l'Homme pour 2013-2015. Batissuer d’une nouvelle capitale, Astana. Organisateur de la future exposition EXPO-2017.
Ce n’est qu'une partie des réalisations du Kazakhstan des 21 dernières années. Quelqu'un aurait-il pu dire en 1991, que le Kazakhstan réaliserait tout cela pendant ses années d'indépendance ? C’est pourtant bien le cas.
 
Le 16 Décembre 1991, le Président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev a signé la loi constitutionnelle "sur l'indépendance nationale de la République du Kazakhstan." Après l'effondrement de l'union soviétique, la République Socialiste Soviétique Kazakhe était la dernière dans l'espace post-soviétique à proclamer la souveraineté de son pays. Cet Etat indépendant a dû franchir beaucoup d'étapes de base afin de jeter les fondations de l’histoire contemporaine du Kazakhstan indépendant, créer sa Constitution, battre sa propre monnaie et constituer son gouvernement et ses institutions publiques.
 
Les premières années de souveraineté ont été difficiles pour les Kazakhstanais, et il y avait beaucoup de raisons de douter de la réussite de l'indépendance du pays.

Dès les premiers jours de son indépendance, le Kazakhstan a apparu au monde entier en tant que nation réellement éprise de paix, responsable et cohérente dans le processus de désarmement nucléaire et de renforcement de la sécurité mondiale. Après avoir été éprouvé par de nombreux impacts d’explosions nucléaires, le pays est devenu inébranlable dans sa volonté de rendre le monde plus sûr et de rendre impossible la prolifération des armes de destruction massive.
 
Sur la scène internationale, la plus haute reconnaissance a été apportée au «modèle du Kazakhstan» porté par son gouvernement. Afin de renforcer la sécurité nationale, la République accorde une grande attention à la stabilité politique interne de la société. Contrairement à d'autres pays post-soviétiques, le Kazakhstan, dont le territoire compte environ 130 différentes ethnies et religions, a réussi à éviter les conflits entre les gens du pays et maintenir la stabilité interne. La paix entre les religions, l'interaction pacifique entre les ethnies, l'équilibre entre la tradition et l'innovation sont des facteurs importants dans la construction d'une société civile et à la préservation de l'Etat. «Notre modèle d’harmonie interethnique et interreligieuse est la contribution du Kazakhstan au processus global de l'interaction des différentes confessions. Nous voulons être perçus par la scène internationale exactement de cette façon." – martèle le président Noursoultan Nazarbaïev.
 
L'extrémisme religieux dans la république n'a pas de base sociale, ni levier, ni portée, qui pourrait être à la source d'instabilité pour le pays et ses voisins. La reconnaissance des réalisations du Kazakhstan dans le domaine des relations interreligieuses provient de l’organisation du forum des représentants des religions du monde.

Cependant, le Kazakhstan n’a pas pu éviter les confrontations pour lesquels il a essayé de prévenir d’autres Etats. Il y a un an, les chaînes de télévision du monde entier ont passé en boucle des images choquantes d’émeutes dans la ville de Janaozen, à l’ouest du Kazakhstan.
 
Il semblait y avoir des massacres, le feu sur les institutions municipales et des combats qui commençaient à l’image d’autres «révolutions colorées».
 
En peu de temps le Kazakhstan a réussi non seulement à rétablir le calme dans la ville, mais aussi à trouver les origines de cette violence. Toutes les pistes conduisent à des oligarques kazakhs en fuite, qui ont souvent trahi leur pays. Le but de ces "acteurs" corrompus était d'enflammer la haine ethnique et sociale au sein de la population, ce qui ne s'est pas produit. Ces événements de Janaozen ont eu pour effet de renforcer l’unité du peuple et de montrer à quel point les conflits ethniques et sociaux sont étranger aux Kazakhs.

Il est intéressant de noter que près de deux semaines avant la fête de l'indépendance du Kazakhstan, le 1er Décembre, il a été célébré un nouveau jour férié national - le Jour du Premier Président, Chef de la Nation.

Noursoultan Nazarbaïev a déclaré à plusieurs reprises - «oui, pendant les années de l'indépendance, il y a eu beaucoup d'erreurs et d’excès. Mais n'oubliez pas qu’il n’y avait aucune expérience de la transition d'un système politique à un autre". Même les gardiens zélés de la démocratie dans le monde ne peuvent pas s'empêcher d'admettre que les Kazakhs apprécient vraiment leur chef et de reconnaître son rôle exceptionnel dans la vie de chacun d'entre eux. Ce n'est pas surprenant. D’une république de l'ex-Union soviétique peu connue, le Kazakhstan est devenu un pays connu dans le monde entier.
 
En 2012, l'indépendance du Kazakhstan a 21 ans d’âge. C'est l'âge où une personne devient un adulte. La République du Kazakhstan célèbre aussi cet âge. Certes, le Kazakhstan moderne a beaucoup de problèmes socio-économiques et politiques que le pays aura à résoudre. Le Kazakhstan continue d'aller de l'avant, et par ses essais et erreurs, il façonne un modèle de développement qui convienne le mieux au Kazakhstan. Afin d’édifier une société civile moderne, le Kazakhstan développe des systèmes économiques, coopère avec des partenaires internationaux. Mais le principal facteur de développement demeure l’implication des Kazakhstanais dans la société civile. Les citoyens du pays se rendent compte que l'augmentation du prestige du Kazakhstan dépend de chacun d'entre eux.
 

mercredi 5 décembre 2012

Des choux chinois sur Mars ?

Quatre sortes de légumes ont poussé dans un "dispositif d'écosystème artificiel", un espace censé permettre aux astronautes de générer leurs propres réserves d'air, d'eau et de nourriture. 
 
Les astronautes chinois seront un jour en mesure de cultiver des légumes sur Mars et sur la Lune, après la réussite d'une expérience scientifique préliminaire à Pékin, a rapporté la presse officielle. Quatre sortes de légumes ont poussé dans un "dispositif d'écosystème artificiel", un espace de 300 mètres cubes censé permettre aux astronautes de générer leurs propres réserves d'air, d'eau et de nourriture lors de leurs missions hors de l'atmosphère, a précisé lundi l'agence Chine nouvelle. 
 
Ce système, qui fait appel à des plantes et à des algues, "est destiné à être utilisé dans des bases extra-terrestres sur la Lune ou sur Mars", a précisé l'agence de presse d'Etat. Cette expérience a en effet permis la "récolte de légumes frais pour des repas". 
 
Course vers la lune
 
La Chine est engagée dans une course vers la Lune, où elle rêve d'être le premier pays asiatique à poser le pied. Dans le cadre de ce programme nommé "Chang'e", elle a déjà lancé avec succès deux sondes lunaires, en 2007 et 2010. Elle avance également à grandes enjambées dans un programme pour se doter d'une station orbitale permanente.
 
Yang Liwei, premier Chinois à avoir volé dans l'espace en 2003, a émis le souhait le mois dernier que le Parti communiste chinois, au pouvoir en Chine depuis 1949, ouvre une antenne dans la future station spatiale : "Si nous ouvrons une section du parti dans l'espace, ça sera aussi la plus haute du monde", a-t-il déclaré, cité par Chine Nouvelle.
 
Sur  http://lci.tf1.fr le 04/12/2012
 

mardi 4 décembre 2012

Malgré la pression internationale, Israël confirme vouloir bâtir dans les colonies


La France et la Grande-Bretagne envisageraient de rappeler pour la première fois leurs ambassadeurs en Israël afin de protester contre la mise en chantier de nouveaux logements dans les colonies juives de Cisjordanie, affirme, lundi 3 décembre, le quotidien israélien Haaretz sur son site internet, citant des sources diplomatiques européennes. Lundi, le bureau de Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, a confirmé qu'Israël ne reviendrait pas sur sa décision de bâtir dans des colonies.
Un rappel des ambassadeurs français et britannique constituerait une initiative diplomatique forte à l'encontre du gouvernement israélien. Moshe Yaalon, vice-premier ministre de l'Etat hébreu, a dit ne rien savoir d'un tel projet. La France ne veut pas "entrer dans une logique qui serait celle de sanctions" mais dans un "travail de conviction" vis-à-vis d'Israël, a toutefois déclaré lundi le président François Hollande.

"Nous sommes préoccupés par les décisions annoncées, et qui, je l'espère, ne seront pas appliquées, d'installer 3 000 logements sur des zones qui ne sont pas celles qui sont prévues pour ce type de logements et qui mettraient en cause ce qui est la position fondamentale de la communauté internationale des deux Etats" israélien et palestinien, a affirmé M. Hollande, à l'issue d'un sommet franco-italien à Lyon.

La communauté internationale proteste

L'ambassadeur israélien en France, Yossi Gal, a été convoqué lundi au ministère des affaires étrangères français, a indiqué l'ambassade israélienne à Paris, tandis que le ministère français, sans confirmer, indiquait de son côté étudier les moyens de "marquer sa désapprobation". A Londres, l'ambassadeur israélien a lui aussi été convoqué lundi matin pour s'expliquer sur le projet annoncé vendredi par le gouvernement israélien, a annoncé le ministère des affaires étrangères.

Le gouvernement suédois a également convoqué son ambassadeur d'Israël, alors que Berlin s'est dit lundi "très inquiet". La Russie a, de son côté, jugé "illégaux" les nouveaux projets d'Israël, appelant l'Etat hébreu à "reconsidérer" sa décision. Même les Etats-Unis, traditionnel soutien sans faille d'Israël, ont estimé que cette décision faisait "reculer la cause de la paix" avec les Palestiniens et exhorté Israël à "réexaminer" sa décision.

Au lendemain de la reconnaissance implicite à l'ONU d'un Etat palestinien, Israël a confirmé vendredi l'existence de projets qui prévoient la construction de 3 000 logements en Cisjordanie, notamment dans un secteur baptisé E1  jugé particulièrement sensible, entre Ma'aleh Adumim et Jérusalem. Ces projets auraient pour conséquence de couper la Cisjordanie en deux et d'hypothéquer davantage la continuité territoriale qu'espèrent les Palestiniens.

Paris, qui a voté en faveur de l'initiative de l'Autorité autonome à l'ONU, et Londres, qui s'est abstenu, ont dès samedi très fermement condamné le projet. "L'essentiel, c'est la reprise rapide des négociations, qui est la seule voie possible pour parvenir à un accord de paix juste et durable, créant un Etat palestinien souverain et viable vivant en paix et en sécurité aux côtés de l'Etat d'Israël", écrivaient Laurent Fabius et William Hague dans une tribune commune parue dans Le Journal du dimanche.

Sur www.lemonde.fr le 03/12/2012

L'Iran intercepte un drone américain au-dessus du golfe Persique

 
Téhéran a annoncé, ce mardi 4 décembre 2012, avoir capturé un drone américain de surveillance, au-dessus du golfe Arabo-persique. Mais la marine américaine dément avoir perdu un appareil dans ce secteur.
 
La télévision iranienne a montré longuement tous les détails du drone américain capturé au-dessus du golfe Persique. Selon les Gardiens de la Révolution, le drone de type ScanEagle, long d'un mètre et d'une envergure de trois mètres, a été capturé immédiatement après son entrée dans l'espace aérien de l'Iran.

C'est la deuxième fois en un an que l'Iran annonce la capture d'un drone américain au-dessus de son territoire. Les Iraniens affirment qu'ils neutralisent le système de contrôle américain et prennent ensuite les commandes de l'appareil. Le 4 décembre 2011, l'Iran avait déjà capturé un drone américain d'observation à longue portée et haute altitude RQ-170 qui effectuait une mission d'espionnage au-dessus de l'Iran. Le président américain Barack Obama avait demandé en vain à Téhéran de restituer l'appareil, ce que l'Iran avait refusé. Les responsables militaires iraniens avaient également affirmé qu'ils étaient en train de décoder les systèmes du drone pour en reproduire des copies.

L'Iran a un programme important pour construire des drones, notamment des drones d'attaque. Début octobre, un drone d'observation de construction iranienne utilisé par le Hezbollah libanais a été envoyé depuis le Liban au-dessus d'Israël. Il a survolé le territoire israélien pendant une demi-heure avant qu'il ne soit abattu.

Par Siavosh Ghazi le 04/12/2012 sur www.rfi.fr

vendredi 30 novembre 2012

La Palestine devient un Etat observateur à l'ONU

 
Les Palestiniens ont acquis jeudi soir une nouvelle stature internationale en accédant au rang d'Etat observateur non membre à l'ONU, malgré l'opposition d'Israël et de son allié américain. La résolution l'emporte par 138 voix pour et 9 voix contre.
 
Le vote de cette résolution, qui fait de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre", a été acquis à une majorité confortable mais pas écrasante de 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
"L'Assemblée générale est invitée aujourd'hui à produire un acte de naissance de l'Etat de Palestine dans sa réalité", avait lancé aux 193 pays membres le président palestinien Mahmoud Abbas avant le vote sur un projet de résolution  octroyant à la Palestine ce statut "d'Etat observateur non membre".
 
Revivez la journée avant le vote : "Mahmoud demande à l'ONU de signer l'acte de naissance de la Palestine"
Mahmoud Abbas a affirmé que par ce vote constituait la "dernière chance de sauver la solution à deux Etats" (Israël et un Etat palestinien) et a promis de "tenter de ranimer les négociations" de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans. "Cependant, par-dessus tout, j'affirme que notre peuple ne renoncera pas à ses droits nationaux inaliénables, définis par les résolutions de l'ONU", a-t-il souligné. A Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu'un vote positif de l'Assemblée "ne changera rien sur le terrain" et que la résolution "ne va pas faire avancer la création d'un Etat palestinien (mais) au contraire va l'éloigner". Cependant, Israël a annoncé qu'il n'annulerait aucun accord conclu avec les Palestiniens.
 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par ailleurs vivement condamné jeudi soir le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas devant l'Assemblée générale de l'ONU, selon un bref communiqué de son bureau.
L'Europe était divisée
La date de jeudi n'a pas été choisie au hasard: il s'agit de l'anniversaire de l'adoption par l'ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire, qui prévoyait un Etat juif et un Etat arabe. Les Etats-Unis ont voté contre, comme le Canada. Pour Washington et Israël, seule la négociation directe peut mener à la création d'un Etat palestinien. Les Européens étaient eux divisés. Sur les 27 pays de l'Union européenne, une douzaine étaient en faveur de la résolution dont la France. La Russie s'est dite favorable, comme la Turquie et la Suisse. L'Union européenne a rappelé jeudi qu'elle était "prête à reconnaître un Etat palestinien au moment opportun" mais que la priorité était de reprendre les négociations. Plusieurs Européens, selon des diplomates, estiment que le moment est mal choisi et redoutent aussi que Washington ne coupe les vivres aux agences de l'ONU auxquelles les Palestiniens, avec leur nouveau statut, pourront adhérer.
 
Ce qui inquiète Israéliens et Américains, mais aussi les Britanniques, c'est la possibilité qu'auraient désormais les Palestiniens de rejoindre la Cour pénale internationale et d'y porter plainte contre Israël. Des responsables palestiniens ont évoqué cette hypothèse si Israël poursuit sa politique de colonisation en Cisjordanie. Israël et les Etats-Unis ont brandi la menace de sanctions en cas de vote positif. Le Congrès pourrait ainsi refuser de verser 200 millions de dollars d'aide promis aux Palestiniens. Israël pourrait bloquer les taxes qu'il perçoit pour le compte de l'Autorité palestinienne, réduire le nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire abroger les accords de paix d'Oslo de 1993. En compensation, la Ligue arabe a promis aux Palestiniens un "filet de sécurité" de 100 millions de dollars par mois. 
 
Le 30/11/2012 sur http://lci.tf1.fr

Des enfants seraient enrôlés par les rebelles syriens

 
Âgés de 14 à 17 ans, des adolescents syriens seraient envoyés au combat par l'Armée syrienne libre, selon le dernier rapport de Human Rights Watch. Des recrutements qui, s'ils étaient avérés, constituent un crime de guerre.
 
«J'avais une kalachnikov… J'ouvrais le feu sur aux postes de contrôle… pour les capturer et leur prendre leurs armes.» Originaire de Homs, Majid, 16 ans, est un enfant soldat. Interrogé avec quatre autres adolescents syriens par l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), il affirme avoir participé aux combats contre l'armée de Bachar el-Assad.
 
Recrutés par l'Armée syrienne libre (ASL) pour effectuer des missions diverses comme de la reconnaissance ou du transport de matériel militaire, certains adolescents auraient également mené l'assaut armes à la main. «Nous aidions l'ASL en leur apportant des approvisionnements de Turquie, des armes. Nous apportions des balles et des kalachnikovs. Tous les enfants les aidaient de cette manière. Nous étions dix au total, entre 14 et 18 ans. Je connais les soldats de l'ASL, c'est eux qui m'ont demandé de les aider comme ça. C'est ce que j'ai fait pendant quatre ou cinq mois», témoigne Raed, 14 ans. En juin dernier, lors d'une mission à la frontière turque, le garçon a été touché par un tir de l'armée gouvernementale. «La balle a touché les nerfs, affirme-t-il. Je sens ma jambe, mais je ne peux pas la bouger. J'ai déjà subi quatre interventions chirurgicales, et il m'en reste encore trois… Je ne sais pas si je remarcherai un jour.»
 
L'engagement des recrues ne prend pas en compte le critère de l'âge mais privilégie les compétences individuelles. «Les tâches qui te sont attribuées dépendent de toi, explique Majid. Si tu es courageux, ils t'envoient combattre aux postes de contrôle. Ils nous ont appris à tirer, à démonter une arme et à la remonter, à viser une cible.» Après avoir passé plusieurs mois à se battre, il a finalement été écarté de sa brigade. D'après le Centre de documentation des violations en Syrie, une ONG syrienne qui recense les morts et les détenus, sans précision de repère de date, au moins 17 enfants seraient morts au combat, .
 
Un crime de guerre
 
D'après HRW, les garçons interrogés sont «issus de segments particulièrement vulnérables de la population syrienne». Certains ne savent pas lire et n'étaient pas scolarisés au moment de leur enrôlement. Parmi ces mineurs, quelques-uns ont déclaré s'être enrôlés de plein gré dans des brigades combattantes. Mais «même dans le cas où les enfants se portent volontaires pour combattre, il en va de la responsabilité des commandants de les protéger en refusant leur adhésion, déclare Priyanka Motaparthy, de la division Droits de l'enfant à HRW.
 
Selon le droit international, l'enrôlement de mineurs par des groupes armés est considéré comme un crime de guerre. De fait, le statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) interdit «de procéder à la conscription ou à l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans dans les forces armées nationales ou de les faire participer activement à des hostilités». En 2003, la Syrie avait adhéré au protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, qui condamne l'engagement dans un conflit de personnes de moins de 18 ans, rapporte HRW.
 
En août, une commission de l'ONU avait déjà alerté sur ce phénomène d'enfants soldats. Dans un rapport, elle assurait avoir rassemblé des preuves du non-respect d'un engagement pris par Riyad al-Asaad, chef de l'ASL, de ne pas utiliser des enfants à des fins militaires.
 
Par Gary Assouline sur www.lefigaro.fr le 30/11/2012
 

mardi 27 novembre 2012

Les Iraniens vendraient-ils leur gaz contre un actif (l'or) en pleine bulle ?

La Turquie a reconnu vendredi dernier (23 Novembre 2012) que l'augmentation récente de ses exportation d'or correspond en réalité au paiement du gaz importé d'Iran.
 
L'Iran déjoue ainsi les sanctions imposées par les pays Occidentaux en liaison à son programme nucléaire. Sanctions qui visent à isoler l'Iran du système bancaire international les empêchant ainsi d'échanger avec ses partenaires commerciaux.


L'Iran fournit respectivement 18% et 51% du gaz naturel et pétrole consommé par la Turquie.

La Turquie a vendu pour 6,4 Milliards de dollars d'or à l'Iran durant les neuf premiers mois de 2012.
L'iran représente 60% des exportations d'or réalisées par la Turquie en 2012.
 
La Turquie ne peut se passer d'un fournisseur comme l'Iran et a donc recours à l'or comme monnaie d'échange.
 
(Dans les faits, la Turquie paie l'Iran en lire Turque, ce qui permet ensuite à l'Iran d'acheter l'or à la Turquie. La lire Turque n'ayant pas de réel intérêt à l'international, c'est bien l'acquisition d'or qui est visée par l'Iran.)
 
Implications :
 
Outre les tensions à prévoir entre la Turquie et les pays Occidentaux pour non respect des sanctions imposées à l'Iran, c'est le rôle du dollar comme monnaie de réserve internationale qui est une fois de plus remis en cause.
 
Le fait que de très nombreuses matières premières essentielles comme le pétrole et le gaz soient échangées en dollars créée automatiquement une demande qui permet de soutenir le cours du dollar et donc la confiance dans cette monnaie.
 
Pour rappel, il faut nécessairement acheter des dollars pour pouvoir ensuite acheter du pétrole ou du gaz.
 
On le voit depuis maintenant quelques mois, de nombreux pays (principalement les BRICS) se passent du dollar comme monnaie d'échange dans le règlement de leurs échanges commerciaux, non sans tension avec les USA.
 
On peut comprendre pourquoi, étant donné que le dollar, monnaie de réserve internationale, ne joue plus son rôle de maintien de valeur à mesure que la banque centrale Américaine (FED) en imprime par milliards tous les mois (40 Milliards par mois depuis l'annonce du QE3).
 
En réalité depuis le début du 20 ème siècle, le dollar a perdu 98% de son pouvoir d'achat, le phénomène ne date donc pas d'hier, il s'accélère simplement depuis 2008.
 
C'est donc l'or qui regagne progressivement son statut de monnaie d'échange internationale puisque de fait l'or n'est lié à aucun intérêt gouvernemental particulier, et prouve depuis des millénaires sa capacité à préserver sa valeur.
 
On peut logiquement se demander si l'Iran accepterait de recevoir en échange de son gaz naturel un actif (l'or) constamment présenté dans les média grand public comme en pleine phase de bulle ?
 
On trouve rapidement une réponse à cette question en observant le comportement de la Chine, du Brésil et de la Russie ces dernières années.
 
La "relique barbare" fait son retour en force sur la scène financière internationale depuis plusieurs mois dans un silence médiatique total.
 
Protégez votre patrimoine en conséquence car l'effondrement du dollar a des effets désastreux sur la valeur de toutes les autres monnaies-papiers en circulation. Les "réserves" détenues par tous les pays de la planète sont majoritairement détenues sous forme de dollars...mais progressivement remplacées par l'or et l'argent physique.
 
L'or n'augmente pas, c'est la valeur des monnaies-papiers qui s'effondre.
 
Par fabrice Drouin Ristori le 27/11/2012 sur www.24hgold.com

lundi 26 novembre 2012

L'EXPO 2017 se déroulera à Astana

La capitale du Kazakhstan Astana a été élue au scrutin secret par les pays membres du Bureau International des Expositions jeudi dernier à Paris pour accueillir l'exposition internationale EXPO 2017.
« On a obtenu 103 voix ! Nous avons gagné!!! » a déclaré le comité de candidature « EXPO 2017 Astana » sur son compte Twitter.

La demande d'Astana a été déposée le 10 juin 2011. Avec Astana, la ville de Liège (Belgique) était également candidate pour accueillir l'EXPO-2017. T

Sur http://french.ruvr.ru le 22/11/2012

Succès du décollage et de l'atterrissage d'avions de combats sur le porte-avions chinois Liaoning

Depuis la remise du premier porte-avions chinois "Liaoning"le 25 septembre dernier, les commandants et combattants du bâtiment ont réalisé une centaine de projets d'entraînement et d'essai. Le nouvel avion de combat chinois J-15, conçu et fabriqué par la Chine elle-même, a aussi réussi l'exercice du décollage et de l'atterrissage sur le porte-avion, dont la technique est qualifiée de « capacité à danser sur la pointe d'un couteau.» Son succès a attiré une grande attention de la part de la communauté internationale.

Selon les médias américains, japonais, russes, pakistanais et polonais, la mise en service du porte-avions « Liaoning » et la réussite du décollage et de l'atterrissage d'avions sur ce porte-avions ont démontré l'élévation de la force maritime chinoise dans la région Asie-Pacifique. Il s'agit « de l'aube d'une nouvelle ère de la marine chinoise ». Le porte-avions chinois a en effet réussi a mener «l'exercice demandant la technologie la plus exigeante et ses équipements seront opérationnels dans les plus bref délais».

La réussite du décollage et de l'atterrissage de l'avion de combat J-15 augure de la combativité du porte-avions « Liaoning ». Pourquoi ? Quelles sont les difficultés de l'exercice ? Le général de la marine chinoise Yin Zhuo qui est aussi expert militaire a indiqué :

« D'abord, il y a le problème psychologique. L'avion de combat J-15 a besoin d'une piste de 3 000 m de long pour son atterrissage et son décollage sur terre. Tandis que sur le porte-avions, il ne lui est accordé qu'une distance de 195 m sur laquelle l'avion doit lancer la phase d'accroche avec le navire avec précision avant d'atterrir. Il s'agit d'une première épreuve pour le pilote. Ensuite, la queue du porte-avions n'a de cesse de monter et de descendre dans un volume d'un à deux mètres. C'est une autre épreuve importante pour le pilote. Quand le bâtiment descend, il risque de ne pas pouvoir accrocher l'avion, mais quand il monte, une mauvaise manipulation peut entraîner une collision entre l'avion et la queue du bateau. »

L'avion J-15 fait partie de la de la première génération d'avions de combat à usages multiples, conçu et fabriqué par la Chine elle-même. Equipé de différents missiles sophistiqués, il est capable d'effectuer des missions à longue distance jour et nuit. Depuis longtemps, pouvoir réaliser le décollage et l'atterrissage d'un avion sur un porte-avions est le signe d'une technologie de pointe au niveau mondial. M. Wang Baofu, professeur de l'Université de la Défense de Chine et expert en stratégie militaire, a dit à ce propos :

« Nous savons que les avions tels que les avions civils doivent effectuer l'atterrissage et le décollage sur une piste de plus de 3 000 m. En général, ces deux opérations sont les plus dangereuses de la phase de vol. En revanche, la longueur de la piste sur un porte-avions est limitée à 300 m à peine et la distance réelle de la piste sur le porte-avions « Liaoning »n'est que de 100 m. On peut imaginer le danger que représente cet exercice. L'histoire du développement militaire du porte-avion nous enseigne que les pays développés occidentaux, en particulier ceux dont les forces navales sont puissantes, ont tous vécu un processus long et difficile pour développer leurs porte-avions. Les essais et exercices sur le porte-avions sont très dangereux et coûtent très cher. De ces expériences est né un équipage de vol opérationnel et qualifié. On peut dire qu'il s'agit du travail le plus dangereux du monde. »

Un site d'info télévisée des Etats-Unis a indiqué dans son reportage que malgré la réussite de l'atterrissage d'avion sur le porte-avions « Liaoning », selon un rapport du département de la défense américain, la mise en service de porte-avions chinois nécessiterait plusieurs années d'efforts pour mener à bien des exercices. Le professeur Wang Baofu a émis son opinion à ce sujet :

« Pour qu'un équipage de porte-avions soit complètement opérationnel, il faut compter non seulement sur le porte-avions lui-même, les avions de combat, mais aussi sur la coordination et la coopération mutuelles des différents services, l'intégration du commandement et du contrôle de communication. Une durée relativement longue est donc nécessaire pour son développement. Nous n'avons fait que commencer, il nous faut effectuer de longs exercices. Les pays développés, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont attendu longtemps avant d'obtenir une capacité opérationnelle maritime complète. Nous devons continuer à fournir des efforts. » 

Sur http://french.cri.cn le 26/11/2012

Tensions sur la mer de Chine du Sud au sommet de l'ASEAN

Les démêlées territoriales entre la Chine et ses voisins d'Asie du Sud-Est ont été au centre des débats lors du sommet organisé au Cambodge par l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) cette semaine.

Ces tensions se sont aggravées après que le président philippin Benigno Aquino a contesté une déclaration du Cambodge, l'hôte du sommet, faite dimanche et selon laquelle les pays de l'ASEAN étaient parvenus à un consensus « pour ne pas internationaliser la Mer de Chine du Sud à l'avenir. » Cette déclaration allait dans la droite ligne de l'insistance de la Chine pour une résolution bilatérale de ce conflit maritime. Le Cambodge est étroitement aligné sur la Chine.

Durant un entretien entre les dirigeants de l'ASEAN et le Premier ministre japonais Yoshihito Noda lundi, Aquino a objecté à la déclaration qui affirmait qu'un consensus était atteint, déclarant : « Que ce soit clair, ce n'était pas notre manière de voir les choses. La route de l'ASEAN n'est pas la seule route pour nous. En tant qu'Etat souverain, c'est notre droit de défendre nos intérêts nationaux. »

Avec le soutien du gouvernement Obama, le gouvernement des Philippines a pris une position plus stridente sur ses revendications territoriales dans ce qu'il appelle maintenant la Mer des Philippines occidentales, ce qui a entraîné une confrontation dangereuse cette année avec la Chine au sujet de la zone contestée du récif de Scarborough.

Noda est également intervenu pour s'opposer aux efforts du Cambodge de limiter la discussion. Une déclaration japonaise faisait savoir que : « le Premier ministre Noda a soulevé la question de la Mer de Chine du Sud, notant que c'est un sujet d'inquiétude pour toute la communauté internationale, qui pourrait avoir des effets directs sur la paix et la stabilité de la zone Asie-Pacifique. »

L'implication du Japon dans ce différend, pour la première fois, vient déranger encore plus les tentatives de la Chine de limiter strictement cette question aux pays d'Asie du Sud-Est. L'intervention de Noda s'adressait également aux habitants du Japon. Avec une élection prévue le mois prochain, tous les partis, dont le Parti démocrate du Japon de Noda, y agitent les sentiments nationalistes, en se concentrant sur le propre conflit entre le Japon et la Chine au sujet des îles Senkaku (Diaoyu) en Mer de Chine orientale.

Le président philippin Aquino a ensuite proposé d'accueillir une réunion des quatre pays impliqués dans des conflits de territorialité avec la Chine – le Vietnam, la Malaisie, le Brunei et les Philippines. « Notre position a toujours été qu'un problème multilatéral ne se prête pas à une solution bilatérale, » a-t-il déclaré.

En juillet dernier, lors d'une réunion de l'ASEAN où s'étaient retrouvés des ministres des Affaires étrangères, des désaccords très nets entre le Cambodge et les Philippines au sujet de la Mer d Chine du Sud avaient entraîné, pour la première fois pour cette organisation, l'impossibilité de publier un communiqué final.

Le président Barack Obama était présent hier au sommet de l'Asie orientale organisé par l'ASEAN, dans le cadre d'une tournée passant par trois pays, la Thaïlande, la Birmanie et le Cambodge. D'après le vice-conseiller national à la sécurité Ben Rhodes, le message d'Obama était qu'« il faut réduire les tensions… Il n'y a aucune raison de risquer une possible escalade, en particulier lorsque nous avons deux des plus importantes économies du monde – la Chine et le Japon – associées à certains de ces conflits. »

La pose de voix de la sagesse adoptée par Obama est complètement hypocrite. Le gouvernement d'Obama est directement responsable de l'échauffement de tous les conflits territoriaux impliquant la Chine, en donnant des signes de soutien à ses alliés – le Japon et les Philippines – quand ils prennent des positions plus fermes. La ministre des Affaires étrangères américaine Hillary Clinton a de manière provocatrice déclaré lors d'un sommet de l'ASEAN en 2010 que les États-Unis ont « un intérêt national » à s'assurer de la « liberté de navigation » à travers la Mer de Chine du Sud et a proposé de servir de médiateur aux négociations sur la question.

À la suite de cela, tout en déclarant que les États-Unis sont neutres sur ces questions territoriales, les représentants des États-Unis ont publiquement affirmé que Washington soutiendrait systématiquement le Japon dans un conflit avec la Chine au sujet des îles Senkaku (Diaoyu), et ont laissé entendre qu'ils feraient de même pour les Philippines. Le gouvernement Obama a exploité les différends maritimes comme un moyen pratique d'introduire des dissensions entre la Chine et ses voisins, de faire pression sur Pékin et de justifier le renforcement de la présence militaire américaine dans la région.

Le contrôle sur les voies de navigation en Asie du Sud-Est est un élément clef de la stratégie plus large de « Pivot en Asie » du gouvernement Obama – une offensive visant à contenir la Chine en renforçant les alliances américaines et les liens militaires en Asie.

Obama a tenu sa propre réunion à part avec les dirigeants de l'ASEAN, appelant encore une fois à « une conclusion rapide » à l'établissement d'un code de conduite en Mer de Chine du Sud. Pékin, en revanche, pousse toujours pour des accords bilatéraux. Si les dirigeants Chinois et de l'ASEAN sont parvenu à un accord dimanche sur de prochaines négociations en vue d'un code, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères chinois a déclaré que ce processus « prendrait du temps. »

Ces conflits territoriaux ne sont pas les seules questions exploitées par Washington pour saper l'influence chinoise en Asie du Sud-Est. Obama a pris le temps, au sommet, d'une séance de photos avec les dirigeants de divers pays impliqués dans l'Initiative du bas-Mekong – le Cambodge, le Laos, le Vietnam et la Thaïlande. Lancée en 2010, l'Initiative du bas-Mekong est un mécanisme pour exploiter les différends entre ce groupe et la Chine au sujet de l'utilisation de l'eau et de la construction de barrages en amont du Mékong.

La rivalité entre les États-Unis et la Chine a également débordé sur des questions commerciales et économiques.

Obama a utilisé ce sommet pour promouvoir le Partenariat trans-pacifique (PTP) – un groupement commercial régional que Washington voudrait imposer, qui est fortement biaisé en faveur des entreprises et institutions financières américaines. Le PTP est un prélude à une large réduction des tarifs douaniers et autres formes de protectionnisme, et s'attaque notamment aux entreprises publiques. Si le PTP ne comprend pas la plupart des pays d'Asie, les États-Unis insistent auprès de leurs alliés majeurs comme le Japon et la Corée du Sud pour qu'ils le rejoignent. L'objectif de Washington est soit d'en exclure la Chine, soit de la contraindre à ouvrir de nouveaux secteurs de son économie aux investisseurs américains.

Le PTP ne comprend actuellement que quatre pays de l'ASEAN – Singapour, le Brunie, la Malaisie et le Vietnam. Obama a proposé une nouvelle initiative, dite Accord économique étendu américano-ASEAN, pour étendre les liens commerciaux et d'investissements aux 10 pays de l'ASEAN et les encourager à rejoindre le PTP.

La proposition américaine était l'un des divers plans commerciaux envisagés autour de ce sommet. Parmi ceux-ci, il y avait la proposition d'un Partenariat économique régional large (Regional Comprehensive Economic Partnership – RCEP) entre les pays de l'ASEAN et ses partenaires actuels de l'Accord de libre-échange – l'Australie, la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande. Les États-Unis en seraient notamment exclus.

Par Peter Symonds sur www.mondialisation.com le 25/11/2012
Article original, WSWS, paru le 21 novembre 2012

Comprendre la demande Asiatique en or

Beaucoup d'entre vous savent certainement déjà que l'Asie accumule de l'or. Les Indiens ont durant longtemps été les plus gros importateurs d'or de la planète et offrent traditionnellement de l'or comme cadeau lors des mariages et des fêtes religieuses. L'or offert en cadeau est généralement comptabilisé dans les statistiques sous la catégorie 'achats de bijoux', et beaucoup d'Occidentaux pensent qu'une hausse du prix de l'or pourrait ralentir cette demande. Une telle opinion souffre d'une mauvaise compréhension du marché Indien.

 La raison pour laquelle l'or est principalement acheté par les Indiens sous forme de bijoux est que le coût de traitement de ces derniers est très faible. Les bijoux sont une réserve de valeur, et c'est cela même que les Indiens recherchent. Notons qu'effectivement, l'expérience de l'Inde avec le papier monnaie n'a jamais été très heureuse. Imaginez un jeune couple s'étant marié dans les années 1960. La mariée a bien pu obtenir lors de son mariage cinq ou six onces d'or sous forme de boucles d'oreilles ou autres bijoux. Le coût de ces bijoux poinçonnés par le bijoutier était à l'époque de 200 roupies par once, ce qui signifie qu'on lui a offert lors de son mariage environs 1200 roupies de bijoux (en 1965, 4,76 roupies valaient un dollar). Lors du Diwali, de son anniversaire de mariage et de la naissance de ses enfants, son mari lui a certainement acheté de l'or, si tant est qu'il ait pu se le permettre. Une partie de cet or a certainement été transmis à leurs enfants lors de leur mariage, puis à leurs propres enfants.

Aujourd'hui, le prix de l'or est d'environ 95.000 roupies. Les performances de l'or en tant qu'épargne ont outrepassé de très loin celles de tout autre actif sur lequel aurait pu investir le couple. Ce dernier aurait aujourd'hui plus de soixante ans et s'apprêterait à passer une retraite paisible avec ses enfants et petits-enfants. Comparez cela avec notre monde plus sophistiqué et nos pensions de retraites qui ne s'élèvent qu'à une infime portion de la somme de monnaie dont nous aurions besoin pour vivre. Bon nombre d'entre nous finirons par avoir recours à l'Etat et obtenir une pension ridicule pour laquelle nos enfants seront fortement taxés. Et l'équivalent Occidental de notre couple Indien fait également face au problème de sa rente retraite, s'il en possède une, dont le pouvoir d'achat s'amenuise au fil du temps.

Cessez d'observer l'amour que porte l'Inde à l'or comme n'étant rien de plus qu'une tradition. Par leurs choix d'investissement, les Indiens ont fait preuve de bien plus de sagesse que leurs semblables Occidentaux. Et pas seulement les Indiens, mais toute l'Asie du Sud-Est. Les Chinois ont encore un long chemin à parcourir puisqu'il leur était encore interdit de posséder de l'or il y a de cela huit ans. La différence entre les Indiens et les Chinois est que le gouvernement Indien a adopté Keynes comme son gourou qui détestait l'or. Il aperçoit ses citoyens comme des rustres. Le gouvernement Chinois, quant à lui, encourage sa population à en acheter de plus en plus. Entre l'Inde, la Chine et les autres pays d'Asie du Sud-Est, trois milliards de personnes savent déjà que l'or est un bien meilleur moyen d'épargne que tout autre équivalent papier.

L'autre conclusion que nous pouvons tirer de tout cela est que le prix de l'or n'a aucune importance. Regardez ce qu'il s'est passé depuis le pic de l'or de l'an dernier : la demande en or de l'Asie a augmenté dans le même temps que les gestionnaires de fonds Occidentaux se querellaient quant à savoir si son prix allait grimper ou chuter. Les Asiatiques savent d'instinct que ce qu'il se passe réellement est une dévaluation de leur papier monnaie et leur expérience leur a appris que cette dernière n'est que très rarement réévaluée.

Sur www.24hgold.com le 23/11/2012

lundi 19 novembre 2012

Le Kazakhstan a reçu plus de votes que les USA à une élection au Conseil des droits de l’Homme.

Lundi, l'Assemblée générale des Nations Unies a élu 18 nouveaux membres pour le Conseil des Droits de l'Homme (CDH). Astana a recueilli plus de vote que Washington. C'est la première fois qu'elle est représentée dans cet organe onusien des droits de l'homme.
 
Le nouveau Conseil est composé de l'Argentine, le Brésil, le Gabon, l'Allemagne, l'Irlande, le Kazakhstan, le Kenya, la Côte d'Ivoire, les Emirats Arabes Unis (EAU), le Pakistan, la République de Corée, les États-Unis, la Sierra Leone, le Monténégro, l'Estonie, l'Éthiopie, le Japon.
 
Ils ont tous obtenu la majorité requise des voix dans 97 des Etats membres de l'Organisation des Nations Unies.
 
Les États-Unis sont élus au CDH pour un deuxième mandat consécutif. Notamment, Washington a obtenu l'appui de 131 pays, tandis que le Venezuela a remporté 154 voix. Il faut en particulier mentionner le succès du Kazakhstan qui a reçu 183 voix. Pour la première fois, Astana sera représentée dans un organe des droits de l'homme au sein des Nations Unies.
 
Tous les pays élus œuvreront à la CDH pendant dans trois ans à partir du 1er Janvier 2013.
La décision de créer un Conseil des droits de l'Homme en remplacement de l'actuelle Commission des droits de l'Homme a été adoptée en Septembre 2005. Selon la grande majorité des Etats membres de l'ONU, le travail de la Commission a été indûment politisé et ne répond pas pleinement aux défis qui se posent à la communauté internationale dans le domaine des droits de l'Homme.
 
La CDH est composé de 47 états. Chacun est choisi par la majorité des membres de l'Assemblée générale des Nations Unies, au scrutin direct et secret. Les membres du conseil sont nommés pour trois ans et ne peuvent pas exécuter plus de deux mandats consécutifs, selon ITAR-TASS.

Pourquoi une nouvelle guerre contre Gaza ?

À nouveau Israël attaque Gaza et les médias internationaux relaient des images de désolation. Cependant la sidération que provoque l'horreur quotidienne de cette nouvelle guerre ne doit pas nous empêcher de l'analyser et d'en comprendre les objectifs. Thierry Meyssan répond à cette question.

Le 14 novembre 2012, les Forces armées israéliennes ont lancé l'opération « Colonne de Nuées » contre les installations administratives et militaires du Hamas dans la Bande de Gaza. Dès le premier jour, elles ont assassiné Ahmed Jaabari, numéro 2 de la branche armée de l'organisation palestinienne. Elles auraient également détruit des rampes de lancement souterraines de missiles sol-sol.

« Colonnes de Nuées » a rapidement pris une grande ampleur, l'aviation israélienne multipliant les bombardements. L'état-major israélien a procédé au rappel de 30 000 réservistes, rapidement étendu à 75 000 hommes au risque de désorganiser l'économie. De la sorte, Israël se met en capacité d'envahir la Bande de Gaza avec des troupes au sol.
Cette situation appelle plusieurs explications.

Pourquoi maintenant ?

Tel-Aviv prend l'initiative alors que le pouvoir à Washington est partiellement vacant. On attend la nomination de nouveaux secrétaires d'État et à la Défense. Possiblement, il s'agirait de l'ambassadrice Susan Rice et du sénateur John Kerry. Cependant, une âpre lutte, par presse interposée, tente de disqualifier Mme Rice. Quoi qu'il en soit, les secrétaires d'État et à la Défense sortants sont affaiblis et leurs successeurs ne sont pas encore nommés.
Identiquement Tel-Aviv avait pris une initiative similaire, l'opération « Plomb durci », lors de la période de transition entre les présidents Bush Jr. et Obama.
Certains commentateurs évoquent aussi la proximité des élections législatives israéliennes et laissent entendre que Benjamin Netanyahu et Avigdor Lieberman cherchent à parfaire leur image de faucons intransigeants.
C'est peu probable. En effet, ils lancent cette attaque sans en connaître à l'avance le résultat. Or, en 2008-2009, l'échec de « Plomb durci » fut fatal au gouvernement d'Ehud Olmert.

Dans quel but ?

Traditionnellement les Forces armées israéliennes adaptent leurs objectifs de guerre aux occasions qui se présentent.
Au minimum, il s'agit d'affaiblir la Résistance palestinienne en détruisant infrastructures et administrations dans la Bande de Gaza, comme cela est fait à intervalles plus ou moins réguliers. Cependant, l'affaiblissement du Hamas sera automatiquement profitable au Fatah en Cisjordanie ; et ce dernier ne manquera pas de pousser un peu plus loin sa revendication de reconnaissance d'un État palestinien par les Nations Unies.
Au maximum, « Colonne de Nuées » peut ouvrir la voie à un vieux plan sioniste : la proclamation de la Jordanie comme État palestinien, le transfert de la population de Gaza (voire aussi de Cisjordanie) en Jordanie, et l'annexion des territoires vidés. Dans ce cas, l'opération militaire ne doit pas viser indistinctement tous les responsables du Hamas, mais uniquement ceux qui sont opposés à l'ancien chef politique de l'organisation, Khaled Mechaal. Ce dernier étant appelé à devenir le premier président d'un État palestinien de Jordanie.

Les troubles en Jordanie sont-ils liés ?

La guerre de Syrie a étouffé l'économie jordanienne. Le Royaume s'est rapidement endetté. Le gouvernement a annoncé le 13 novembre (c'est-à-dire la veille du déclenchement de « Colonne de Nuées ») une hausse des prix de l'énergie allant jusqu'à 11 % pour les transports publics et 53 % pour le gaz domestique. Cette nouvelle a alimenté un mouvement de contestation qui existe à l'état rampant depuis le début de l'année. Immédiatement, environ la moitié des 120 000 professeurs des écoles publiques ont fait grève.
Vendredi 16, plus de 10 000 personnes ont manifesté au cœur d'Amman aux cris de :  « La liberté vient de Dieu ! », « Abdallah ton temps est révolu ! », « Le peuple veut la chute du régime ! ». Le cortège est parti de la mosquée Husseini et était encadré par les Frères musulmans.
Les Frères musulmans, qui ont conclu un accord avec le département d'État US et avec le Conseil de coopération du Golfe, sont déjà au pouvoir au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Égypte, et à Gaza. En outre, ils contrôlent la toute nouvelle Coalition nationale syrienne. Ils ambitionnent de gouverner la Jordanie avec ou sans le roi Abdallah II.
Le plus célèbre des Frères musulmans jordanien est Khaled Mechaal, ancien chef de la branche politique du Hamas. Mechaal a vécu en exil de 2001 à 2012 à Damas, sous la protection de l'État syrien. En février 2012, il a soudain accusé le gouvernement de Bachar el-Assad de réprimer son propre peuple et a choisi de déménager au Qatar où l'émir Hamad al-Thani s'est montré particulièrement généreux avec lui.

Les troubles en Syrie sont-ils liés ?

En juin dernier, un accord de paix a été conclu à Genève par les grandes puissances. Toutefois, il a été immédiatement saboté par une faction US qui a organisé des fuites dans la presse à propos de l'implication occidentale dans les événements, forçant ainsi le médiateur Kofi Annan à démissionner. Cette même faction a alors par deux fois tenté d'en finir militairement en organisant deux attaques massives de Damas, le 18 juillet et le 26 septembre. Au vu de ces échecs, l'administration Obama est revenue à l'accord initial et s'est engagée à le mettre en œuvre après l'élection présidentielle et le changement de cabinet.
L'accord prévoit le déploiement d'une Force de paix des Nations Unies, principalement composée de contingents de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Cette force aurait pour mission de séparer les belligérants et d'arrêter les jihadistes étrangers introduits en Syrie. En laissant la Russie se réinstaller au Proche-Orient, Washington espère se soulager du fardeau de la sécurité d'Israël. La Russie veillerait à ce que l'État sioniste ne soit plus attaqué et à ce qu'il n'attaque plus personne. Le retrait militaire US du Proche-Orient pourrait donc se poursuivre et Washington retrouverait une marge de manœuvre qu'il a perdue du fait de son tête-à-tête permanent avec Tel-Aviv.
Dans cette perspective, les partisans de l'expansionnisme israélien doivent agir à Gaza, et éventuellement en Jordanie, avant le déploiement russe.

Quels sont les premières conclusions de la guerre en cours ?

La guerre a mis à l'épreuve la défense anti-aérienne israélienne. L'État sioniste a investi plusieurs centaines de millions de dollars dans la création du « Dôme d'acier », un système capable d'intercepter toutes les roquettes et missiles tirés depuis Gaza ou le Sud du Liban.
Ce dispositif est apparu inopérant lorsque le Hezbollah a envoyé un drone survoler la centrale de Dimona ou lorsqu'il a testé des missiles sol-sol Fajr-5.
Durant les trois premiers jours de « Colonne de Nuées », le Hamas et le Jihad islamique ont riposté aux bombardements israéliens par des salves de roquettes et missiles. Le « Dôme d'acier » serait parvenu à intercepter 210 tirs sur un peu plus de 800. Cependant cette statistique ne signifie pas grand chose : le dispositif ne semble capable d'intercepter que des roquettes assez primitives, comme les Qassam, et être inadapté à tout armement un tant soit peu sophistiqué.

Par Thierry Meyssan sur www.mondialisation.ca le 19/11/2012

Birmanie: Aung San Suu Kyi, icône de la démocratie au nom imprononçable


La chef de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi a l'habitude de voir son nom écorché, y compris par ses admirateurs à l'étranger. Mais elle n'en attendait sans doute pas tant de Barack Obama, en visite historique, qui n'a eu de cesse de butter sur son patronyme.

La lauréate du prix Nobel de la paix est connue dans le monde entier, son visage est familier de beaucoup, mais peu prononcent convenablement son nom. Beaucoup l'appellent notamment 'Ang San Sou Ki', alors qu'il faut lui préférer 'Ang San Sou Tchi'.

Obama, lui, ne sera guère parvenu à conserver la bonne prononciation.

Entre la conférence de presse de Bangkok dimanche soir, où le président a buté entre le "San" et le "Suu", et ses quelques mots au domicile de l'opposante lundi, où il a remplacé le "San" par un "Yan" malencontreux, la députée a avalé bien des couleuvres.

Et pendant son discours de l'université, le président a alterné le bon, le moins bon et le franchement moyen.

En revanche, Barack Obama a fait assaut d'amabilité en acceptant d'appeler le pays "Myanmar" et non "Burma" dans une conversation avec Thein Sein, suivant ainsi la dénomination officielle du pays, renommé il y a une vingtaine d'années par la junte.

Les militaires estimaient à l'époque que l'ancien nom en anglais "Burma", outre sa connotation coloniale, favorisait la majorité ethnique "birmane" ou "bamar", aux dépends des nombreuses minorités ethniques du pays.

Mais le changement a fait l'objet depuis d'un combat politique, l'opposition se refusant à s'y plier. Il y a un an, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en visite officielle avait préféré parler pudiquement de "ce pays".

Cette fois, Obama a fait un effort. Il a parlé de "Myanmar" avec Thein Sein et de "Burma" avec... avec qui déjà ?

Le 19/11/2012 sur www.google.com
 

mercredi 14 novembre 2012

Le premier ministre Turc annonce que l'or devrait remplacer le dollar

 
Lors de son séjour en Indonésie, le premier ministre Turc, Recep Tayyip Erdogan, a suggéré au Fond Monétaire International (FMI) de remplacer le dollars par l'or lorsque des prêts sont accordés aux pays en difficulté.
 
Il a également affirmé que l'intervention du FMI a souvent eu des conséquences désastreuses pour les pays concernés par ces plans d'aides.  
 
Erdogan a donc demandé pourquoi le FMI utilisait le dollar et non l'or qui a prouvé depuis des millénaires sa capacité à maintenir une valeur constante.
 
Le FMI ne devrait pas utiliser une monnaie liée aux intérêts d'un seul Etat : les USA.
 
La Turquie a payé un lourd tribu suite à l'accord que le pays avait passé avec le FMI il y a plusieurs années. En avril la Turquie aura terminé de rembourser l'intégralité des sommes dues au FMI mais le premier ministre Turc a affirmé qu'aucun nouvel accord ne sera signé avec le FMI à l'avenir.
 
Erdogana conclu en disant que "tout le monde pense que le FMI aide les pays en difficulté, mais ce n'est pas le cas, et cela doit changer".
 
Commentaire :  
 
Cette affirmation du premier Ministre Turc est lourde de sens et ne fait que confirmer l'exaspération de nombreux pays (dont les BRICS) de voir le dollar utilisé comme monnaie de réserve internationale. Monnaie qui a perdu 98% de son pouvoir d'achat depuis le début du 20 ème siècle et qui ne remplit donc pas son rôle de stabilité et maintien de valeur.
 
La stratégie de Ben Bernanke, président de la FED (banque centrale Américaine) d'imprimer 40 Milliards de "nouveaux" dollars par mois (QE3) consterne les pays disposant d'immenses réserves de change en dollars. Le dollars étant la monnaie de réserve internationale, tous les pays en possèdent et subissent donc une dévaluation rapide de leurs réserves de change.
 
L'or, à l'inverse, est stable en terme de pouvoir d'achat depuis des millénaires. On dit qu'une once d'or a toujours permis d'acheter un costume, c'est encore parfaitement vérifiable aujourd'hui au cours de 1360 euros l'once.
 
La progression du cours de l'or ne doit être comprise que comme un symbole de la destruction du pouvoir d'achat des monnaies papier.  
 
De nombreux pays à fortes resérves de change, ont bien conscience de cette destruction permanente du pouvoir d'achat du dollars et poussent depuis quelques années vers l'utilisation d'une nouvelle monnaie qui ne soit pas liée à des intérêts économiques/financiers propres à un seul état.
 
Cette annonce du premier ministre Turc est un indice supplémentaire permettant d'ancticiper ce à quoi ressemblera le prochain système monétaire. Protégez votre patrimoine en conséquence.
 

mardi 13 novembre 2012

Syrie : Le trajet des gazoducs qataris décide des zones de combat !

 
 
Selon toute vraisemblance, le dossier du gaz est « l'arrière plan » essentiel de la guerre contre la Syrie et plus particulièrement de la guerre qui frappe la région de Homs. Le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations en provenance de sources sûres qui se résument à dire qu'il existe un plan qatari, approuvé par l'administration US, dont l'objectif est la mise en place d'un nouveau gazoduc destiné au transport du gaz qatari vers l'Europe ; la Turquie et Israël étant parties prenantes.
 
De plus en plus, tout porte à croire que le gaz est le vrai fond du problème de la guerre contre la Syrie. C'est à partir de fuites émanant d'un géant pétrolier occidental que le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations, fiables, donnant les détails d'un projet qatari, soutenu par les États-Unis, et concernant la construction d'un nouveau gazoduc qui transporterait le gaz du Qatar vers l'Europe via la région syrienne de Homs. Cette ville et sa région sont donc le « nœud » ou le « cœur géographique » de ce projet qui, du même coup, offrirait des avantages stratégiques à la Turquie et à Israël dans l'équation du commerce gazier mondial.

Ce nouveau gazoduc devrait emprunter une « voie terrestre » qui démarre du Qatar, traverse le territoire saoudien, puis le territoire jordanien évitant ainsi le territoire irakien, pour arriver en territoire syrien et plus précisément à Homs. À partir de Homs le gazoduc devrait bifurquer dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, Turquie.

Le but principal de ce projet est d'acheminer le gaz qatari et israélien vers le continent européen pour le distribuer à toute l'Europe, avec un triple objectif. Le premier : casser le monopole gazier russe en Europe. Le second : libérer la Turquie de sa dépendance du gaz iranien. Le troisième : donner à Israël une chance d'exporter son gaz vers l'Europe par voie terrestre et au moindre coût.


Pourquoi Homs ? 

Globalement, les objectifs cités plus haut ne pourraient être atteints si l'itinéraire du gazoduc rêvé ne passait pas par la région de Homs destinée à être « le carrefour principal du projet », parce que le gaz qatari ne dispose pas d'alternative pour rejoindre l'Europe, sinon que de recourir à de gros porteurs par voie maritime ; ce qui serait plus long, d'un coût plus élevé, et non sans danger pour certaines zones du parcours.  

Selon les informations issues de cette même compagnie pétrolière occidentale, le Qatar envisage aussi d'acheter mille cargos pour développer sa flotte maritime de transport du gaz avec l'ambition de s'impliquer dans un projet américain beaucoup plus vaste destiné à revoir l'équation du commerce gazier mondial. À la clé, deux modifications significatives. La première est fonction des découvertes de gaz en mer Méditerranée par Israël. La seconde est fonction de l'éventuelle exploitation des événements en Syrie, après création d'une situation politique qui permettrait de faire de Homs le carrefour principal de l'exportation du gaz qatari et israélien vers l'Europe.

Toujours selon ces mêmes sources, les zones du territoire syrien où les bandes armées de la dite « opposition syrienne » bénéficient du soutien US, qatari et turc – c'est-à-dire, le nord, Homs, et les envions de Damas – se superposent à celles du trajet que devrait suivre le gazoduc dans sa route vers la Turquie et Tripoli, si jamais elles finissaient par tomber sous le contrôle des forces de l'opposition inféodée aux trois parties. En effet, la comparaison de la carte des zones de combat avec celle du tracé du gazoduc qatari démontre bien la relation entre l'activisme armé et l'objectif de contrôler, coûte que coûte, ces zones syriennes.

Une fois arrivé en Syrie, le gazoduc devrait suivre deux lignes. La première irait des environs de Damas pour arriver à une trentaine de Kms de deux carrefours qui seraient An-Nabk et Al-Kussayr, puis de Homs il se dirigerait vers Tripoli et Lattaquié via Talbisseh et Al-Rastan. La deuxième ligne devrait parcourir le nord de la Syrie en allant de Homs vers Maarat al-Nu'man puis Idlib, avant de rejoindre la Turquie. Autant de villes syriennes que l'opposition armée cherche effectivement  à contrôler.

Les mêmes sources affirment que de leur point de vue, Robert Ford [Ambassadeur des USA en congé de la Syrie, NdT] et Frederick Hoff [Le chargé du dossier gaz au Levant] sont tous deux membres de la « Cellule de crise syrienne aux USA » et se partagent les rôles. Le premier organise les activités de l'opposition armée anti-syrienne sur le terrain, de manière à ce qu'elles répondent aux exigences de la mise en place du gazoduc qatari, dont le tracé a été préalablement concocté par le second. De plus, Robert Ford a reçu une nouvelle charge consistant à mettre en place un mini-gouvernement syrien, à l'étranger, ayant des ramifications au sein des groupes et organisations armées sévissant dans le nord de la Syrie, à Damas et à Homs dans le but de réussir la partition de la Syrie selon une carte superposable à celle des deux lignes du gazoduc, celle allant vers la Turquie, et celle allant vers Tripoli au Liban ; tout en ménageant d'autres régions pour le « régime » [!?; NdT]

 Avantages pour la Turquie 

Ce projet de gazoduc procure à la Turquie de multiples avantages stratégiques et économiques. Un : elle deviendrait un passage vital pour l'Europe qui pourrait ainsi diversifier ses sources de gaz pour ne plus dépendre que du gaz russe ; ce que les USA encouragent vivement. Deux : elle pourrait réaliser son vœu d'entrer dans le club européen. Trois : elle serait soulagée de ne plus dépendre quasi-totalement du gaz iranien ; ce qui ajouterait à sa valeur géostratégique. Quatre : elle réduirait sa facture énergétique exorbitante et toucherait, en plus de tout le reste, les dividendes payés par le Qatar et Israël pour le droit de passage de leur gazoduc à destination de l'Europe.

Avantages pour Israël

Du même coup, Israël serait candidate à devenir à son tour un « Émirat gazier majeur » en l'espace de cinq ans environ, du fait  de son exploitation du gaz  des deux champs « Leviathan » et « Tamar » partagés avec le Liban. Selon des études françaises, les capacités de ces gisements dépassent celles de « North Dome-South Pars » commun au Qatar et à l'Iran, et considéré comme le plus grand champ gazier du monde… Israël et le Qatar ont donc besoin d'emprunter la route de Homs vers l'Europe, parce que les alternatives sont très coûteuses, d'autant plus que le « Canal de Suez » n'est pas adapté à recevoir les gros cargos de pétrole et de gaz prévus à cet effet.

Avantages pour le Liban ? 

Il n'est pas inintéressant de noter la remarquable transformation positive de l'attitude de Doha à l'égard du Premier ministre libanais Najib Mikati, lors de sa dernière visite au Qatar. Non seulement le boycott diplomatique et économique est levé, mais l'ouverture est totale. On ne menace plus d'expulser les libanais travaillant sur le territoire qatari. On propose la mise en place de projets de développement pour soutenir et renforcer la stabilité économique du pays. Encore mieux, on se propose d'offrir une assistance financière au port de Tripoli, lequel est destiné à suppléer au port syrien de Lattaquié en cas de nécessité. Il n'est pas inintéressant, non plus, de noter que la raffinerie de Tripoli ne fonctionne plus depuis des années, mais qu'existent toujours des réservoirs de stockage de pétrole, non de gaz. Mais il est parfaitement possible de réhabiliter le port et d'y amener les installations nécessaires à la liquéfaction et au stockage du gaz. En même temps, ce serait l'une des options d'expédition du gaz qatari vers l'Europe !

Et la Russie dans tout ça ? 

Toujours selon les mêmes sources, la Russie aurait informé le Liban qu'elle ne sera pas d'accord avec ce dernier projet d'exploitation du gaz méditerranéen avant d'obtenir des garanties de l'Occident lui attestant qu'il ne chercherait pas à changer le « régime » en Syrie ; exigence qui ne serait nullement incompatible avec la poursuite des travaux de prospection gazière par des sociétés russes dans le secteur. Ceci, parce que ces sociétés ne doivent pas s'absenter au moment du boom gazier méditerranéen ; sans oublier que l'Iran, l'Irak, et la Syrie ont un projet commun partant de leurs propres territoires. Il consiste tout simplement à ce qu'un gazoduc iranien, traverse l'Irak pour arriver à Homs, avant de bifurquer vers Lattaquié et Tripoli…

Nasser Charara le 13/11/2012

Article original :
Al-Akhbar [Liban] سوريا | مساعٍ قطرية لتأمين خط أنابيب إلى حمص ليتفرّع إلى أوروبا http://www.al-akhbar.com/node/171421 Article traduit de l'arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca 

Lire aussi :
Syrie : La guerre pour le gaz ! Un conflit international à manifestation régionale
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30652
Liban : La ligne bleue maritime au service de l'ambition israélienne ! La guerre pour le gaz ne concerne pas que la Syrie…http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30841

ONU: la Palestine va demander sa reconnaissance le 29 novembre

Le président palestinien Mahmoud Abbas a levé lundi soir la dernière incertitude sur la demande d'élévation de la Palestine au statut d'Etat non membre des Nations unies en annonçant qu'elle serait présentée à l'Assemblée générale de l'ONU le 29 novembre. Après une rencontre il y a une semaine avec le secrétaire général de la Ligue Nabil al-Arabi, "il y a eu accord sur la présentation de la demande le 29 novembre", a déclaré M. Abbas, lors d'une réunion au Caire des ministres arabes des Affaires étrangères, confirmant des informations circulant dans son entourage. 

"Nous ne voulons de confrontation avec personne, ni les Etats-Unis ni Israël. S'il est possible de commencer un dialogue ou des négociations le jour suivant le vote, nous le ferons", a-t-il promis. "Certains disent 'vous voulez obtenir un Etat indépendant' (...) Nous voulons devenir un Etat observateur. Nous voulons que le monde comprenne que les Territoires palestiniens sont sous occupation", a plaidé le président de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). 

Mahmoud Abbas se rendra à New York afin d'assister à la session de l'Assemblée générale qui votera sur la demande palestinienne, selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina. 

Mesures de rétorsion

Avant l'annonce de la date, les responsables palestiniens ont affirmé lundi être prêts à affronter les conséquences de la démarche à l'ONU. 

"Il nous a été demandé depuis février 2012 de faire une pause", a déclaré le négociateur palestinien Mohammad Chtayyeh, en référence à l'opposition des Etats-Unis, réaffirmée dimanche par le président américain Barack Obama lors d'une conversation téléphonique avec Mahmoud Abbas. "Nous avons fait une pause depuis cette date et au-delà des élections américaines parce que nous ne voulions pas être un enjeu de la campagne électorale entre les deux concurrents", a-t-il expliqué, ajoutant qu'il n'y avait "plus de prétexte pour nous demander de ne pas aller aux Nations unies". 

Le négociateur palestinien a indiqué s'attendre à ce que les mesures de rétorsion, notamment financières, dont menace Israël "n'aillent pas au-delà de la question de la construction ou d'extension des colonies". "La plupart des mesures annoncées seront des menaces en l'air parce qu'Israël a intérêt à maintenir l'Autorité palestinienne en l'état et les Israéliens ne sont pas en position de la pousser à l'effondrement total", a-t-il estimé, rappelant que la Ligue arabe avait promis à l'Autorité un "filet de sécurité" pour faire face à d'éventuelles sanctions financières. 

Le négociateur palestinien Saëb Erakat a indiqué pour sa part que la direction palestinienne "tentait d'activer la décision relative au filet de sécurité de 100 millions de dollars (79 millions d'euros) au cas où Israël bloquerait nos fonds et où les Etats-Unis fermeraient le bureau de l'OLP et cesseraient leur aide". 

Lors de la conversation de dimanche, "M. Obama n'a pas prononcé de menaces, mais il y a des menaces de la part du Congrès américain", a précisé M. Erakat à la radio officielle Voix de la Palestine, rappelant que les Etats-Unis n'avaient versé aucune aide directe à l'Autorité en 2012, les fonds transférés cette année étant des arriérés de 2011. 

Mahmoud Abbas a entamé lundi une tournée qui l'a conduit en Arabie saoudite, avant l'Egypte, puis la Suisse à partir de mercredi. Il devrait également se rendre en France, à une date non confirmée, selon des sources diplomatiques concordantes. 

Sur www.lexpress.fr le 13/11/2012